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errimre nous la nature hu-

maine. Devant nous la na-

ture humaine. N’en djplai-

se D Nietzsche et Harari, le

surhomme n’est pas pour

demain.

Espmce d’eucaryote, mjtazoaire, triplo-

blastique, deutjrostomien, chordj, tjtra-

pode, amniote, mammifmre, placentaire,

primate, homoo, ce n’est pas le capitai-

ne Haddock qui nous injurie, c’est le

biologiste qui dessine notre arbre gjnja-

logique.

Parmi les espmces sociales qui ont con-

quis la Terre, homo sapiens a jtj le plus

performant. Il a fallu D l’homme mille

fois moins de temps qu’aux insectes pour

se rjpandre.

La Terre ne suffit pas D l’homme, il lui

faut des satellites, d’autres planmtes, tou-

jours plus.

Les animaux non humains sentent qu’ils

ont assez, l’animal humain non. Il veut

possjder toujours plus.

L’animal humain du paljolithique ne

possjdait pas la Terre, il en avait l’usu-

fruit, la jouissance.

ouissons-nous de nos progrms techni-

ques qui sont au fond des progrms de sj-

curitj et de confort¶

e confort est probablement D l’origine

de la santj et de la paix, phjnommnes

nouveaux dans notre histoire.

+u’avons-nous de plus que les autres

grands singes¶ Le feu et d’autres techni-

ques, le langage symbolique, les spjcula-

tions et autres fictions qu’il permet, l’in-

satiabilitj¶

L’insatiabilitj est probablement une bon-

ne chose quand il s’agit du savoir, pour

tout le reste il est permis d’en douter.

Le grand singe humain est capable de

djcrypter la nature, djcouvrir ses lois, en

tirer des techniques nouvelles.

Le grand singe humain peut s’imaginer

maŠtre de la chaŠne accidentelle d’jvjne-

ments dont il est le tjmoin. Il peut se

sentir responsable, voire coupable.

Il a domestiquj les grands animaux du

monde, lui-mkme inclus. Il invente des

robots pour le travail et des uvres d’art

pour le plaisir. Il stocke des quantitjs

fantastiques de signes, y compris l’ar-

gent.

urieux grand singe qui appelle sous-

grands singes d’autres humains et les ex-

ploite, torture, exjcute.

La culture versus la nature¶ Notre cultu-

re est dans notre nature et notre nature

est dans notre culture.

Pas besoin d’ktre Edison pour allumer la

lumimre, ni Marconi pour jcouter la ra-

dio, ni obs pour utiliser un smartphone.

Pas besoin de prjdire l’infantilisation des

masses, elle a djjD eu lieu. L’infantilisme

est peut-ktre le premier caractmre des

masses.

L’intelligence artificielle suppljera au

manque d’intelligence naturelle. L’I.A.

est djjD un produit de consommation

courante. Mais qui la produira¶ Les nou-

veaux seigneurs.

Nous avons vjcu le passage des temps

difficiles aux temps prospmres. Les gjnj-

rations futures connaŠtront-elles encore

la pression sjlective darwinienne¶

Dans l’Antiquitj les mmres mettaient au

monde des guerriers, aux Temps Moder-

nes de la chair D canon, aujourd’hui des

consommateurs.

Le pouvoir est aussi le pouvoir d’achat,

mais le consommateur est-il conscient de

sa puissance¶

Pour exiger un meilleur partage, le con-

sommateur imaginera-t-il un jour la grm-

ve de certaines consommations¶

ertains baignent dans le superflu alors

que d’autres manquent du njcessaire.

Donnez-moi le superflu, je vous tiendrai

quitte du njcessaire, ironisait Oscar 7il-

de.

Le njcessaire a ses limites, le superflu

non. Il est peut-ktre temps de voir la per-

version du superflu. Le superflu des ri-

ches bouffe le njcessaire des pauvres

plus qu’il ne le renfloue.

Le njcessaire et le superflu ne sont pas

de la mkme essence. quand la garantie

du pouvoir d’achat pour le njcessaire, et

le casino de jeu pour le superflu¶

Le jeu fait partie de la vie, mais qu’est-ce

qu’une vie faite uniquement de jeu¶

BaLa Bˆa˜ iÌ *iÀëiV̈ÛiÃ

.aæ˜ ežžeÏ

ŒsreÓ ÄæeÓtonÓ et affrmatonÓ gratæteÓ

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\\e£t aigu

N°164