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S.4

cce£t aiƒu

ela se passe „D £äää kilommtres

de la Havane“, dans la Sierra

Maestra en £™Èä. Un million

de ubains, aprms une rocam-

bolesµue odyssje, s½y retrou-

vent pour cjljbrer l½attaµue

des gujrilleros contre la caserne de la

Moncada D Santiago, sept ans plus tžt.

Mais voici, s½avanXant sur l½estrade, le me-

neur des gujrilleros, le „Lider Maximo“,

hjros de la Rjvolution.

„Il est grand, fort, souriant, fatiguj (o) Il

semble trms bon et trms las. La foule hurl(e)

son nom: ½Fidelt¼ Il la regard(e), avec un

mjlange d½inµuijtude et de tendresse.“ Et

encore: „Il parle d½une manimre simple et

frappante, et pour ces gens D µui personne

ne s½est jamais donnj la peine de parler,

c½est merveilleux.“ ½est donc avec jton-

nement devant cette foule enthousiaste et

son „Lider“ charismatiµue, celui µui a „vi-

rj gaiement les Amjricains“, µue, non pas

Sartre ou Simone de Beauvoir, mais Fran-

Xoise Sagan djcrit son voyage D uba.

L½engouement de l½jcrivaine prjfigure la

fascination µue va exercer Fidel astro sur

la gauche et l½intelligentsia europjennes,

principalement franXaises. Qu½on se sou-

vienne de Rjgis Debray parti guerroyer

dans le sillage de he Guevara ou des ob-

smµues de FranXois Mitterrand, auxµuelles

jtait venu assister le leader cubain, dont

Danimle Mitterrand, patronne de France

Libertjs (t), p@mje d½admiration, jtait l½in-

djfectible thurifjraire. ½est µu½au mkme

titre µue he Guevara, Fidel astro jtait

devenu un mythe, le dernier mythe vivant

de ce µu½on pourrait appeler, tant il se

charge de contenus religieux, la „rjdemp-

tion“ par la rjvolution. Pourtant, aprms les

premiers jmois et la fimvre du grand cham-

bardement, les ubains avaient vite fait de

manger leur pain blanc pour les rogatons

d½une dictature de plus de cinµuante ans.

elui µui djclarait µue „la rjvolution cu-

baine est un humanisme“ en avait une

idje toute relative: persjcutions, juge-

ments expjditifs, exjcutions sommaires ou

extrajudiciaires, gežles et structures disci-

plinaires des unitjs militaires d½aide D la

production, chasse aux intellectuels, aux

jcrivains, aux artistes, aux homosexuels,

trafic de drogue, collectivisation D outran-

ce, mismre gjnjrale. La rjvolution n½a pas

tardj D rjvjler la nature d½un rjgime µue

d½aucuns prjtendent plus meurtrier µue la

dictature de Pinochet. Despotisme, mjga-

lomanie, njpotisme, avec les proches du

leader D tous les postes cljs de l¼ tat, ont

de fait caractjrisj l¼mre castriste. Dans une

rjcente chroniµue du Monde, l¼jcrivaine

Zoj Valdjs appelle Fidel astro le „ca‹d

(o) µui a vendu uba“, µui en a fait „le

bordel du monde“, µui a „inoculj le venin

du communisme D l½Afriµue, µui a utilisj

des armes chimiµues dans des villages afri-

cains, (µui a jtj) l½inventeur de la guerre

des gujrillas, l½inspirateur des narco-guj-

rillas et des terroristes de l½ETA“. Zoj Val-

djs oublie de prjciser µue le tyran messia-

niµue de la rjvolution totale a jtj aussi D

deux doigts, dans l½affaire des missiles en

£™ÈÓ, de djclencher sans sourciller une

guerre nucljaire mondiale. On peut sup-

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es pcha|aufs fe la liRertp

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Le ÈLider aximoÉb Fide— astro