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S.££

cce£t aiƒu

on. ar on l½associe si facilement avec Sta-

line, responsable, lui, de millions de morts

par la suite. Parmi les bonnes rjvolutions,

nous avons en premier lieu la rjvolution

amjricaine de £ÇÇÈ; nous l½associons avec

George Washington et La Fayette. Autre

rjvolution µue nous ne refusons pas est

celle dite FranXaise de £Çn™. N½a-t-elle pas

apportj, outre l½hymne national, la Djcla-

ration des droits de l½Homme et du itoy-

en et la devise de la Rjpubliµue „Libertj,

Egalitj, Fraternitj“? Et l½abolition de l½es-

clavage? ette rjvolution franXaise n½a ce-

pendant pas jtj acceptje du premier coup,

loin de lD. Il y a eu trms vite la rjaction, la

contre-rjvolution.

Napoljon,

d½abord

onsul, ensuite Empereur, a finalement

jtj trms peu rjpublicain. ½est lui µui a

d½ailleurs permis D nouveau l½esclavage. Il

a donc fallu d½autres efforts du peuple

pour rappeler le message de £Çn™ D une

bourgeoisie bien installje dans le vide lais-

sj par une partie de l½aristocratie. Il fallait

ainsi £nÎä et le djpart de harles 8, il fal-

lait les rjvoltes de £n{n, suivi par l½jlecti-

on de Louis-Napoljon Bonaparte, le ne-

veu, comme prjsident. Suite au coup

d½Etat de £nx£, il s½installe rapidement

comme Empereur D nouveau, sous le nom

de Napoljon III (djcidjment c½jtait dans

la famillet) jusµu½D la djfaite sanglante de

son pays devant la Prusse en £nÇä. Il fal-

lait en £nÇ£ le mouvement de la ommu-

ne de Paris pour marµuer la volontj du

peuple suivi hjlas son jtouffement dans le

sang par les forces de la rjaction sous M.

Thiers. e n½est µue depuis lors µue la

France a eu un systmme politiµue rjpubli-

cain, interrompu, sans trop de problmmes,

par les nombreux collaborateurs sous le

rjgime de Vichy. eci pour dire µu½il faut

parfois du temps. Des rjvolutions perXues

trms positivement au moment de leur avm-

nement, mais hjlas oublijes aujourd½hui,

sont les rjvolutions pacifiµues µui ont

marµuj la fin de la RDA (Allemagne de

l½Est) et de l½Union sovijtiµue. Par contre,

un exemple de rjvolution honnie D nos

jours est la rjvolution cubaine µui conti-

nue de survivre D plus de xä ans d½embar-

go brutal des Etats-Unis. Le mkme sort est

rjservj D toutes autres rjvolutions du style

bolivarien en Amjriµue Latine. Et les rj-

volutions de djcolonisation en orje et

au Vietnam p. ex., du fait µu½elles jtaient

socialistes, ont eu droit D plus µu½un em-

bargo: des bombardements en masse dj-

passant de loin les horreurs de la deuxim-

me guerre mondiale, avec des millions de

morts, et la destruction carrjment du pays.

6oÕà aÛiâ dˆÌ ÌiÀÀiÕÀ¶

Qu½en est-il maintenant du degrj de vio-

lence des rjvolutions de rjfjrence? Qu½en

est-il de la Terreur de la Rjvolution fran-

Xaise? Qu½en est-il du degrj sanguinaire

de la Rjvolution bolchjviµue? Souvent

l½imaginaire collectif, inspirj par l½histoire

officielle mais partisane, associe D un fait

historiµue rjvolutionnaire toutes les victi-

mes µui ont pu ktre comptabilisjs dans les

annjes d½aprms et µui sont dues D des lut-

tes internes ou mkme externes. Ainsi est-il

absolument illjgitime de mettre sur le dos

de Robespierre p. ex. toutes les victimes

nombreuses des combats contre les hou-

ans dans l½Ouest de la France. Afin d½ex-

pliµuer un peu mieux, le tribunal rjvoluti-

onnaire, dit de la Terreur, a jtj jtabli en

£Ç™Î. Danton rappelle la gravitj de la si-

tuation: „Soyons terribles afin d½jviter au

peuple de l½ktre, et organisons un tribunal,

non pas bien, c½est impossible, mais le

moins mal µu½il se pourra, afin µue le peu-

ple sache µue le glaive de la libertj pmse

sur la tkte de tous ses ennemis“. Et surpri-

se, les acµuittements y ont jtj au djbut

plus nombreux µue les condamnations.

On peut lire chez Robin Verner: „Entre la

crjation du tribunal rjvolutionnaire et

l½arrestation de Robespierre (ÓÇ.Ç.£Ç™{),

{äÓ£ jugements sont rendus au tribunal

rjvolutionnaire de Paris. £ÎäÈ sont des

acµuittements, ÇÓ des peines de prison, ÎÈ

des djportations et ÓÓ renvois. Óxnx sont

des condamnations D mort (dont £È{Ç lors

des trois derniers mois). A la suppression

du tribunal rjvolutionnaire D la fin du

printemps £Ç™x, on compte plus de deux

cents exjcutions suppljmentaires, pour un

bilan djfinitif de ÓnäÇ sentences capita-

les.“ Et Michelet, dans son

istœire de la

,éۜlutiœn franXaise

dit: „Que la Terreur

rjvolutionnaire se garde bien de se com-

parer D l½Inµuisition. Qu½elle ne se vante

jamais d½avoir, dans ses deux D trois ans,

rendu au vieux systmme ce µu½il nous fit six

cents ans. Qu½est-ce µue les £È äää guillo-

tinjs de l½une devant ces millions d½hom-

mes jgorgjs, pendus, rompus, ce pyrami-

dal b×cher, ces masses de chair br×ljes. La

seule Inµuisition d½une des provinces d½Es-

pagne jtablit, dans un monument authen-

tiµue, µu½en £È annjes, elle br×la Óä äää

hommes“. Pour beaucoup de nos contem-

porains, Robespierre est synonyme de

monstre sanguinaire. Tandis µue Napolj-

on Bonaparte, avec ses millions de morts

suite aux guerres napoljoniennes (de { D Ç

millions de pertes totales estimjes), fait

toujours figure de hjros national, mkme

au-delD des frontimres.

omprenne µui

pourrat Mais alors, la rjvolution bolchjvi-

µue, elle, a d× ktre un carnaget Le contrai-

I——ustration du mïthe de —a caverneb une des raisons de —a —othargie des citoïens (Derek 0íansonn)