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\\e£t aigu

N°162

talisme mondialisj, aussi bien au niveau

national, international que local, ce sont

surtout les jvolutions des deux parties D

gauche de la social-djmocratie, D savoir le

PCL-KPL et Dji Lenk qui intjressent. Les

rjsultats jlectoraux communaux n½en re-

flmtent qu½une partie, mais permettent

quelques apprjciations.

Le parti communiste, devenu un pur parti

njostalinien bonsa‹, cjlmbre comme de

grandes victoires chacun de ses trms rares

jlus. Flanquj d½une direction politique

injnarrable, glauque et ultra-sectaire, ce

parti fait surtout dans l½auto-affirmation, la

propagande pro-domo et les ritournelles

idjologiques. S½ils avancent quelques re-

vendications minimales parfaitement cor-

rectes, ces dernimres ne sont nulle part lij-

es D ne serait-ce qu¼D un djbut de projet

auto-jmancipateur des salarijsÆ au con-

traire, c½est le patriotisme partidaire qui

prime tout. L½idjologie de ce parti, depuis

longtemps basje sur les falsifications his-

toriques et sur une conception essentielle-

ment conspirationniste des jvjnements

passjs et prjsents, a autant de rapport

avec la thjorie et la mjthodologie marxis-

tes que l½astrologie n½en a avec l½astrono-

mie. Orphelin de rjfjrences concrmtes le

stalinisme est en crise profonde et irrjmj-

diable, mkme si celle-ci se manifeste au ni-

veau jlectoral en forme de montagnes rus-

ses, parfois.

Si, dans un autre ordre d½idjes, on ne peut

que se rjjouir des rjsultats limitjs de la

droite populiste ADR® il faut regarder de

plus prms les scores des listes de Dji Lenk.

Comme dans bien d½autres pays Allemag-

ne par exemple® la gauche dite alternative

stagne malgrj ou D cause d½une orientati-

on de plus en plus droitimre et social-dj-

mocratisante?®. Ce parti se distinguait ja-

dis par la mise en avant de propositions de

participations citoyennes au contržle des

activitjs communales pendant des assem-

bljes rjgulimres ad hoc, ce qui avait un

go×t de „djmocratie participative“ ? con-

cept thjorisj dms 1988 sur base de l½expjri-

ence de la municipalitj brjsilienne de Por-

to Alegre, berceau du mouvement alter-

mondialiste. S½y ajoutaient aussi une ky-

rielle souvent djtaillje de revendications

pour la gestion communale qui avait une

charge antilibjrale certaine. Il n½en de-

meure pas moins que dans le premier cas

il s½agit de propositions D but purement

consultatif, djconnectjes des jventuelles

luttes sociales et que dans le second les re-

vendications sont de nature purement ges-

tionnaire, djconnectjes d½une stratjgie de

prise de conscience anti-capitaliste. En

2017 le parti est passj de la participation

citoyenne D la...cogestion t®. L¼jlectoralis-

me gestionnaire de ce parti est patent et

parfois mkme effrayant, au vu des vraies

exigences que la situation sociale et politi-

que requiert. Un programme d½apparence

radicale pour les jlections tous les 5 ou 6

ans ne remplace pas un programme princi-

piel d½un parti fondj sur la lutte des clas-

ses et une stratjgie anti-capitaliste subsj-

quente et pas seulement anti-njolibjrale®,

ainsi qu½une activitj militante permanente

lD oÙ peuvent se construire de nouveaux

rapports de force, D savoir essentiellement

hors des pjriodes jlectorales. Au pire on

risque de ch@trer de vraies revendications

anti-njolibjrales en en faisant des propo-

sitions de loi parlementaires au lieu des les

propager systjmatiquement dans les syndi-

cats et les mouvements de masse.

Une orientation anticapitaliste authenti-

que doit s½articuler D tous les niveaux et

dans tous les programmes avec une logi-

que intrinsmque de rupture avec le capita-

lisme notamment autour de deux axes gj-

njraux: Le premier concerne l½appropriati-

on sociale des principaux moyens de pro-

duction afin de rompre, non avec le mar-

chj en gjnjral, mais avec sa domination.

Le second porte sur la djmocratie et relm-

ve le djfi d½une autre articulation des

rouages djmocratiques, basjs sur l½auto-

gestion et le contržle des salarijs aussi

bien au niveau territorial que social sur

les lieux de production®, en brisant la sj-

paration de la citoyennetj politique et de

l½existence sociale. Le premier est djcisif

car, dans la conjoncture actuelle, se

structurent autour de lui des clivages djci-

sifs D gauche en ce qui concerne le „djpas-

sement“ du capitalisme et la bataille pour

une socijtj prenant en compte les besoins

sociaux, jcologiques, etc. Et plus gjnjrale-

ment, parce qu½une simple logique de dj-

mocratie politique, sans incursion dans les

rapports de proprijtj, ne djbouche pas

„naturellement“ sur une dynamique de

transformation sociale.

oÌà di ÀjÈÃÌa˜Vi¶

Historiquement les villes furent souvent

des lieux gjopolitiques de „fixation“ de

classes. Ainsi au moyen-@ge les Hanse-

städte en Europe du Nord, oÙ jvolua la

bourgeoisie naissante. Elles ne se sont

vraiment constitujes en sujet politique

qu¼D partir du 8VImme simcle dans le ca-

sch-sur-Alôette, panneauï d plection communauï

Photo: Alain 0ischard