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N°162
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a dimension territoriale, gjopoli-
tique, d½une commune, ench@s-
sje dans la structuration de
l½Etat capitaliste-bourgeois, ainsi
que ses domaines d½action et de
pouvoir djcisionnel font qu½une
orientation politique au niveau communal
reste par djfinition restreinte. En appa-
rence cependant une majoritj dans un
conseil communal semble gjrer une multi-
tude d½aspects essentiels de la vie quoti-
dienne du citoyen: transports, enseigne-
ments, eau, jlectricitj, logements, amjna-
gement du territoire et de l½espace public,
taxation des entreprises et des particuliers,
etc. En rjalitj les marges de man uvre
sont jtroites et fermement bridjes dans le
cadre de l½Etat dans son ensemble, des lois
et des rmglements de plus en plus contrai-
gnants. Et par la rage des privatisations gj-
njrje par le njo-libjralisme et ses fidmles
godillots au sein des institutions jtablies.
*o̵Õi «oÌVii
Alors qu½en pleine crise systjmique du ca-
pitalisme les jlections communales aurai-
ent pu ktre l½occasion pour propager un
socle de rjsistance citoyenne et de militer
pour un laboratoire d½une djmocratie de
base qualitativement diffjrente des institu-
tions jtablies, elles se sont enlisjes dans le
business as usual. La droite classique con-
servatrice gagne, y compris dans les fiefs
sociaux-djmocrates mais l½extrkme-droite
ADR stagne®Æ la droite libjrale PD-DP®,
parti de notables et de petits-bourgeois
cossus, a quelques succms autour de per-
sonnalitjs au verbiage people, djmontrant
la djpolitisation amjricanisje du paysage
politique au Luxembourg. Business as
usual.
Les commentateurs habituels glosent jvi-
demment sur la vague verte. Celle-ci dj-
montre une certaine prise de conscience
par de larges secteurs de la gravitj de la
crise jcologique. Sauf que le parti Dji
Greng, D l½instar de ses partis frmres, est
bien inapte D combattre et encore moins D
rjsoudre cette crise, qui njcessite une ori-
entation vers des changements qualitatifs
du systmme jconomique et politique, insti-
tutionnel et social. Au niveau communal,
participant D des coalitions tous azimuts,
trms souvent avec la droite, il a fait la preu-
ve de cette incapacitj. Ses dirigeants sont
des fidmles aficionados du systmme jtabli.
L½opulence carrijriste y ctoie l½anorexie
du programme, une fois ce dernier djcantj
de ses platitudes, gjnjralitjs, redites et
lieux communs. Politique politicienne.
Business as usual.
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Les effets de la recherche effrjnje et ex-
clusive du profit etÉou de la crise du capi-
talisme mondialisj atteignent de plus en
plus le petit Luxembourg. Les droits dj-
mocratiques sont de plus en plus jviscj-
rjs. Les gauches semblent cependant in-
capables d½engranger la colmre et les dj-
pits. La social-djmocratie, elle, confirme
son orientation sociale-libjrale et procapi-
taliste, et sert fidmlement l½Etat et ses insti-
tutions. Au niveau international comme
au niveau local elle est devenue un rouage
essentiel de fonctionnement de ces dernim-
res et elle constitue souvent la pointe
avancje des contre-rjformes du capitalis-
me mondialisj. En consjquence sa version
luxembourgeoise ? le POSLÉLSAP ? sem-
ble djsormais s½inscrire dans la tendance
paneuropjenne de djlitement de la social-
djmocratie.
Pour ceux qui ont compris la njcessitj
d½une transformation radicale de la socij-
tj, d½une alternative globale contre le capi-
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Ele\ti¨ns \¨mmunales et au\e(s)
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