\\e£t aigu
S. s
constitution europjenne TCE® en 2005 a
jtj effacj d½un trait de plume via l½imposi-
tion par voie parlementaire du traitj de Lis-
bonne, qui ne diffjrait du TCE que par son
ordre interne. Ajoutons que lorsque le peu-
ple irlandais a votj contre ce nouveau
traitj, l½oligarchie europjenne l½a contraint
D revoter jusqu½D obtenir une rjponse plus
conforme D ses intjrkts.
apitalise et dp¨\ratie
H lÌDge np¨libpral
prendre au sjrieux ces deux transforma-
tions structurelles, on comprend aisjment
que la principale menace auxquelles font
face les djmocraties libjrales n½est pas
l½„individualisme“ lui-mkme jtant le pro-
duit de l½individualisation concurrentielle
sous contrainte patronale et jtatique® ou la
passivitj des populations, comme le postu-
lent nombre d½intellectuels conservateurs
suivant en cela la vision pessimiste que dj-
veloppait djjD un Tocqueville®, mais la
bourgeoisie elle-mkme !
+uelle meilleure illustration de cette
conception instrumentale de la djmocratie
que la manimre dont l½„extrkme centre“ et
les institutions politiques q nationales et
europjennes q se sont assis sur le vote des
populations franXaise et njerlandaise en
2005 ¶
En d½autres termes, dms lors que la djmo-
cratie q mkme corsetje par la domination
capitaliste, limitje par l½ampleur des injga-
litjs et appauvrie par la faiblesse du plura-
lisme mjdiatique q devient un obstacle sur
la route de l½accumulation, sans mkme par-
ler d½une rjelle menace politique, la bour-
geoisie cherchera D s½en passer ou D la
contourner. La bourgeoisie n½a jamais
craint de se djbarrasser de la djmocratie li-
bjrale - si celle-ci lui semblait incapable
d½en finir avec la contestation “ et d½user
des moyens les plus criminels pour mainte-
nir son pouvoir : que ce soit sous la forme
d½une rjpression fjroce de la Commune de
Paris D la rjvolution jgyptienne®, de dicta-
tures militaires comme dans le Chili de Pi-
nochet ou la Grmce des colonels®, ou de rj-
gimes fascistes l½Italie et l½Allemagne de
l½entre-deux-guerres, oÙ l½on oublie trop
souvent que ce sont les partis de droite, re-
prjsentants politiques traditionnels des
classes dominantes, qui ont livrj le pouvoir
D des forces fascistes minoritaires jlectora-
lement®.
Dans la pjriode actuelle, il apparat de
plus en plus jvident que le capitalisme n½a
nullement un besoin „naturel“ de la djmo-
cratie, mkme sous sa forme strictement par-
lementaire Æ c½est au contraire D une djrive
autoritaire que nous assistons presque par-
tout.
pousser le raisonnement, on pour-
rait mkme affirmer que le modmle chinois
n½est nullement une exception dans le
monde capitaliste contemporain, pas da-
vantage qu½un simple renvoi D l½jpoque de
l½accumulation primitive puis de la pre-
mimre rjvolution industrielle. Le cas chi-
nois pourrait mkme ktre „un signe de l½ave-
nir“Æ non pas tant le rmgne du parti unique,
mais le contrle policier et prjventif des
populations ainsi que la limitation drasti-
que des libertjs politiques et syndicales,
d½organisation et d½expression donc de
manifestation®.
Seule la trajectoire historique des luttes
de classe permet de comprendre ce qui se
joue actuellement et, en particulier, de sai-
sir la contre-rjvolution njolibjrale comme
une rjponse du Capital D la vague de luttes
q massives et radicales, sociales et politi-
ques q qui a marquj les annjes 19Ç0. Le
njolibjralisme, conXu comme projet de
classe et mis en uvre D partir des annjes
19n0, a ainsi eu des visjes conjointes : la
destruction de l½ensemble des droits so-
ciaux et la rjduction drastique“ notamment
par la construction d½institutions politiques
aussi jloignjes que possible de toute inter-
vention des populations q des libertjs poli-
tiques obtenues de haute lutte par le mou-
vement ouvrier au 88e simcle, mais aussi
l½jcrasement du moindre espace d½autono-
mie conquis par les salarijs sur leurs lieux
de travail.
Une telle offensive exprime essentielle-
ment une crise des tats capitalistes tels
qu½ils se sont construits aux 8I8e et 88e
simcles, dans les conditions et sous des for-
mes propres D chaque socijtj. L½enjeu poli-
tique actuel, pour les classes dirigeantes, se
situe donc au niveau des structures mkmes
de ces tats D l½@ge njolibjral, en l½occur-
rence dans leur capacitj - affaiblie - D assu-
rer conjointement la poursuite de l½accu-
mulation capitaliste, la reproduction har-
monieuse des rapports sociaux, la ljgitima-
tion idjologique de la domination bour-
geoise et l½intjgration politique de larges
segments du salariat. Si les formes tradi-
tionnelles de la djmocratie libjrale sont
mises en cause, c½est qu½elles apparaissent
de moins en moins fonctionnelles D la
bourgeoisie elle-mkme q par l½intermjdiaire
de ses reprjsentants politiques, avec les-
quels elle entretient des rapports qui ne
sont pas de simple reflet q pour continuer D
organiser sa domination politique, sans
qu½elle soit parvenue D trouver une solution
alternative et stable.
Au cours des quinze dernimres annjes,
des luttes populaires massives - et parfois
d½authentiques soulmvements q ont jclatj
dans de nombreux pays D tel point qu½il se-
rait fastidieux de les jnumjrer toutes, du
monde arabe au Burkina-Faso en passant
par la Grmce, l½ tat espagnol, la Bolivie,
l½Argentine, la Turquie, l½Iran, l½Afrique du
Sud, etc.®. Contrairement D ce que suggmre
le pessimisme ambiant, prompt D se muer
en esprit de djfaite, la pjriode actuelle
nous livre quantitj d½exemples de cette rj-
sistance des l½opprimje®s, qui a jtj capa-
ble de soulever une multitude de questions
cruciales injgalitjs de richesse, dictature
de la finance, destruction de l½environne-
ment, etc.®.
¯º "oto£s Äue Ìeï·ressio£ Èfpmo\ra
tie RourgeoisÉ est pmi£emme£t \o£
testaRe fa£s a mesure oê ee mqe
fes froits et iRertps Äui |ure£t e||e\ti
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aors e£ ·ositio£ fe È\asse mo£ta£teÉ
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Äui o£t ptp \o£Äuis ·ar es \asses ou
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geoisies ¹fu su||rage u£iíerse auï i
Rertps fÌorga£isatio£ et fe rpu£io£ e£
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fa£s u£ se£s u£ ta£t soit ·eu eïigea£t
fu termec autreme£t fit £o£ sim·e
me£t \omme res·e\t fÌu£e sprie fe i
Rertps \iíiÄues mais \omme ·ouíoir
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te si ee re|use fÌi£s\rire ses eïige£\es
et so£ a\tio£ fa£s u£e ·ers·e\tiíe a£
ti\a·itaistec íisa£t e re£íerseme£t fu
·ouíoir ·oitiÄue Rourgeois et a so
\iaisatio£ fes moðe£s fe ·rofu\tio£c
fÌp\a£ge et fÌi£|ormatio£½ !ais \ette
ð·otsse a u£ reíers ·rometteur b a
utte \o£tre es ·ousspes autoritaires
et ra\istes ·ourrait ·orter u£e fð£ami
Äue a£ti\a·itaistec si fumoi£s ee se
trouíe |p\o£fpe ·ar fes mouíeme£ts
·re£a£t es ·roRsmes H eur ra\i£ec H
saíoir Ìa··ro·riatio£ \a·itaiste fu
mo£fe et e rsg£e fes ogiÄues mar
\a£fes sur tous es as·e\ts fe a íie
fes i£fiíifus½
i£si Ìas·iratio£ H u£e Èfpmo\ratie
rpeeÉ ·ourraiteec H \ette \o£fitio£c
£e ·as rester íai£e½
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