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D½une population grecque de È, millions
d½habitants, ÎÎä äää sont morts, soit {,n ¯.
Un nombre semblable jtait invalide. Et
plus d½un million de gens jtaient gravement
malades D la fin de la guerre, suite aux exac-
tions comme les destructions de logements
et la famine. Les richesses du pays jtaient
systjmatiquement accaparjes, comme le
prjcieux tabac, les textiles, l½huile d½olive,
etc. Les minerais njcessaires D l½jconomie
de guerre allemande jtaient exportjs en Al-
lemagne, comme les minerais de chrome,
de nickel, de bauxite, de pyrite, de concen-
trj de molybdmne, etc. A cela s½ajoute que
depuis £{Î, l½occupant allemand a prj-
parj une scission de la population grecque
en cultivant la collaboration avec les mo-
narchistes et les classes dirigeantes du pays,
au djtriment de la partie de la rjsistance
proche des mouvements de gauche. A la fin
de la guerre mondiale, cette scission a
aboutie D l½affreuse guerre civile de £{È D
£{, dont nous savons trms peu ici. Et au
moment de quitter la Grmce, les troupes al-
lemandes ont appliquj une politique de la
terre br×lje en djtruisant l½infrastructure
du pays que ce dernier a mis de longues an-
njes D remettre en jtat. Parmi cette infra-
structure comptaient les routes, les ponts,
ajroports, ports marins jusqu½au canal de
Corinthe qui est
restj infranchissable
pendant des annjes.
Et les djdommage-
ments,
allez-vous
demander. A la fin
de la guerre, les pe-
tits jtats n½jtaient
pas aux premiers
rangs quand on dis-
cutait de djdomma-
gements. A ce sujet,
il est du plus haut in-
tjrkt de se rjfjrer D
un ouvrage sur le su-
jet qui vient d½ktre
publij en Óä£Ç par le
Metropol Verlag D
Berlin Æ son titre\
„Reparationsschuld.
Hypotheken der
deutschen Besat-
zungsherrschaft in
Griechenland und
Europa“. Les au-
teurs sont Karl
Heinz Roth, histo-
rien et mjdecin,
ainsi que Hartmut
Rübner, politologue.
Ce livre prjsente
une centaine de do-
cuments qui sou-
tiennent les thmses
des auteurs.
La
Grmce aurait reXu D
ce jour environ un
pourcent des dj-
dommagements exi-
gjs, d½un montant de £nx milliards d½euros,
montant que les auteurs estiment ktre sous-
estimj. Et comment est-ce que l½Allemagne
s½en sort-elle pendant tout ce temps? Il
jtait communjment admis que la question
des rjparations de guerre devra ktre rjsolue
au plus tard au moment de la signature
d½un tratj de paix avec l½Allemagne uni-
fije. A partir de £ä, le moment jtait venu
enfin. Mais toute la diplomatie allemande
s½est jvertuje D signer des accords qui ne
porteraient pas le nom de tratj de paix.
C½est la raison pour laquelle le tratj de paix
s½appelle „tratj Ó³{“. Et ainsi, pour la
grande Allemagne, le tour est joujÆ elle ne
parlera plus de rjparations et djdommage-
ments D verser. Et en sus, elle man uvre,
avec un malin plaisir, la Grmce dans une si-
tuation de plus en plus catastrophique,
avec des exigences de rjformes absurdes
qui djtruisent la socijtj.
Le s·¨rt
Quittons maintenant le domaine de la poli-
tique pour examiner l½jthique dans le do-
maine du sport, si important en Allemagne.
Depuis Óä£È, les mjdias allemands n½arrk-
tent pas de mettre au pilori les sportifs rus-
ses de haut niveau pour pratique de do-
page. Ce qui est sans doute vrai. Ce qu½ils
oublient d½ajouter, c½est que quasiment tous
les athlmtes de haut niveau pratiquent le do-
page, d½une faXon ou d½une autre. Le vain-
queur du Tour de France cycliste, l½Alle-
mand Jan Ulrich, jtait dopj, comme les au-
tres vainqueurs de cette course. Il existait D
Freiburg, en Allemagne, un centre spjcia-
lisj du dopage dont profitaient beaucoup
d½athlmtes allemands. Donc accuser exclu-
sivement les Russes est pure hypocrisie.
Hypocrisie encore l½organisation du cham-
pionnat du monde de football en Allema-
gne en ÓääÈ, appelj affectueusement
„Sommermärchen“, qui a jtj acquis suite D
des opjrations de corruption des responsa-
bles au moment de la sjlection de l½organi-
sateur. Les ambassadeurs sportifs alle-
mands qui prjtendaient agir bjnjvole-
ment, jtaient mus seulement par de grosses
sommes d½argent dont ils distribuaient gj-
njreusement les sommes qu½il fallait pour
acheter les voix. Et la politique allemande
intervenait lD oÙ njcessaire. Entretemps, il
est apparu D quel point les organisations in-
ternationales du football sont corrompues\
il suffit de citer les noms de Sepp Blatter,
Michel Platini, Franz Beckenbauer. Mais,
direz-vous, il y a une organisation qui est
un phare pour la jeunesse et l½humanitj
toute entimre, le Comitj Olympique Inter-
national, le IOC. Et le prjsident en est Tho-
mas Bach, un ancien champion olympique
allemand, au-dessus de tout soupXon. Eh
ben, on sera encore djXu de ce ctj-lD jga-
lement. Un film documentaire que l½on
peut visionner sur VIMEO sous le titre
„Thomas Bach\ The new Lord of the Rings“
nous apprend des choses peu jdifiantes.
Comme p. ex. que le champion olympique
Bach aurait trichj manifestement dans sa
spjcialitj, le fleuretÆ qu½il aurait jtj au cou-
rant que son club de l½jpoque, Tauberbi-
schofsheim, jtait impliquj dans toutes sor-
tes de magouilles, jusqu½D acheter des vic-
toires. Qu½ensuite, devenu juriste, Thomas
Bach a travaillj comme conseiller pour
l½organisation germano-arabe, appelje
Ghorfa, et qu½il aurait jtj l½intermjdiaire
pour toutes sortes de commerces avec les
pays arabes, y compris des ventes d½armes.
De la firme Siemens, qui matrise le jeu de
la corruption D merveille, il a touchj {ää
äää EUR en Óään, hors frais de djplace-
ment. Et il jtait ami proche de Horst Dass-
ler, patron de ISL et Adidas. Pas jtonnant
que Bach a jtj jlu prjsident de l½IOC avec
les voix des pays arabes et africains. Tout
cela est D l½opposj des valeurs olympiques
qui ont justifij la renaissance de ces jeux
sous leur forme moderne en £nÈ. Ainsi en
est-il de l½jthique dans un pays qui n½a pas
la rjputation d½ktre parmi les pires.
En vue des jlections D venir, considjrons
ce que George Orwell a dit\ „Un peuple qui
jlit des corrompus, des renjgats, des im-
posteurs, des voleurs et des tratres n½est
pas victime, il est complice.“
e s·hinî des !aîiens G el·hes ¹·hoto : Mi[hel e[erº




