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Sommaire - Editorial

S. 2

kulturissimo

Mensuel culturel et socio-politique – n° 160 – 13 juillet 2017

Dans cette édition:

La pensée du mois: „Changer les choses de place, c’est le

travail des hommes: il faut choisir de faire cela ou rien.“

(Albert Camus)

page 2:

Editorial (Alvin Sold)

Accent aigu:

pages 3-5:

Weltbanker. Dr. Jekyll and Mr. Hyde

(Carlo Kass)

page 6:

Zehn Jahre globale Finanzkrise. Wird es

wieder zu einem Finanzcrash kommen?

(Jim Schumann)

page 7:

Konsummodell in der Klemme. Über die

Verhältnisse anderer leben (Jim Schumann)

pages 8, 9:

Brexit. Gedanken und Fragen zum britischen

EU-Austritt (Barbara Höhfeld)

pages 10, 11: Elections en Europe. Et si nous voulions la

vraie démocratie? (Michel Decker)

pages 12-14: Quand le „modernisme“ a un goût du 19

e

siècle ... Macron: président de la casse sociale

(Robert Mertzig)

Cinéma:

page 15:

Chroniques parisiennes. Haute définition ou

couleurs Kodak? (Clotilde Escalle)

Littérature:

pages 16-17: Letter from England. The rector’s daughter

(Diana White)

pages 18-19: Jean Baudrillard (1929-2007).

Le Désillusionniste (Franck Colotte)

pages 20-21: Der Bürger, der was vermisst. Revolte?

(Frank Bertemes)

Musique:

pages 22-23: Der Tenor Daniel Behle über Schubert,

Wagner und Vielseitigkeit. „Ich habe Probleme

mit diesem Schubladendenken“ (Alain Steffen)

pages 24-25: „domeneo“ im Theater Trier. Wie ein dunkler,

schwerer Traum (Martin Möller)

Ici et ailleurs:

page 26:

Der europäische Krieg 1939-1945 (5).

Untergrundstaat und Heimatarmee

(Tino Ronchail)

page 27:

Gramma apo tin Ellada. Der Granatapfel: ein

Glückskern für jeden Jahrestag (Linda Graf)

page 28:

Brief aus Wien. Die bulgarische Gemüsefrau

(Michèle Thoma)

page 29:

Reflections on/against the Present. On the

Abjection of Growth (Fabienne Collignon)

page 30:

In the air. Mikis in May (Ariel Wagner)

A propos:

page 31:

Hausemers Kulturreisen (97): Niederlande.

Nicht nur alles Käse (Georges Hausemer)

Retour sur image

page 32:

By Gado.

Impressum:

Editeur: Editpress Luxembourg SA

Coordination générale: Alvin Sold

Coordination extérieure: Ian De Toffoli, Luc Belling, Ariel

Wagner

Toute correspondance est à adresser exclusivement à

kulturissimo@editpress.lu

Supplément du Tageblatt du 13 juillet 2017

Site internet:

http://www.kulturissimo.lu

Prochain numéro: le 12 octobre 2017

Clôture rédactionnelle: 20 septembre 2017

Hambourg, la prospère, la libérale, la distinguée (oublions Reeper-

bahn et d’autres clichés, mais gardons en mémoire les bombarde-

ments de juillet et ao×t 1™{3: des milliers d’avions, la ville à feu et à

sang, {0.000 morts, 1Ç5.000 habitations détruites, Ç50.000 sans-

abri) en proie aux manifestations violentes contre le 20: les ima-

ges ont fait le tour du monde, le monde cherche à comprendre.

La voilà encore, cette colère sourde contre „le système“, cette co-

lère contre „la politique“ que les bonnes gens et même les sociolo-

gues ont du mal à comprendre. Il serait prétentieux de fournir, ici,

toute l’explication, mais pourquoi ne pas essayer de trouver quel-

ques clefs¶

Depuis l’implosion de l’Union soviétique, l’économie de marché

règne en maŠtresse absolue sur l’"ccident, la Chine, l’Inde et quel-

ques autres Etats „avancés“. Elle ne satisfait pas seulement la de-

mande, elle sait la créer pour que tourne la roue des profits. Jusqu’à

la chute du communisme de type russe, l’économie de marché était

liée à ce qu’on appelle „la démocratie“Æ depuis, eijing montre

combien facilement le totalitarisme et la liberté d’entreprendre

peuvent partager des intérêts communs ...

Le triomphe insolent du tandem démocratieÉéconomie de mar-

ché aurait pu signifier la fin de l’Histoire: plus de conflits idéologi-

ques, plus de guerres majeures, création permanente de richesses à

répartir sur toute la surface du globe, Afrique comprise, émancipa-

tion rapide de l’humanité entière, coordination politique des dos-

siers mondiaux comme le climat, etc, etc.

Mais la réalité est autre. "n assiste à des clivages sociaux injusti-

fiables au sein des communautés nationales, à l’exploitation éhon-

tée des ressources naturelles dans les zones marginalisées (Afri-

que, Asie, Amérique latine notamment), à la mise en place, sous le

couvert des impératifs de la compétitivité, de nouvelles formes

d’esclavage. La course aux biens de consommation favorise

l’égo‹sme, l’intolérance, l’incultureÆ les immixtions politiques et

militaires, les poussées de fièvre religieuse, les radicalisations, le

terrorisme, la violence ambiante, les migrations et les rejets sont

autant d’expressions des échecs des dirigeants. De nos dirigeants.

Car là est le problème. La colère contre „la“ politique est une co-

lère contre ceux qui se font élire ou nommer, ou qui ont pris le

pouvoir gr@ce à des appareils visibles ou non. C’est une colère qui

pourrait être annonciatrice de formes de violence plus radicales,

jusqu’aux soulèvements locaux et régionaux contre ce qui est l’au-

torité ou la représente.

Aux Etats-Unis, la colère contre „la“ politique a créé /rump Pre-

sident, en France, elle aurait pu créer Le Pen Présidente (mais ce

n’est peut-être que partie remiseÆ Macron n’a aucun droit à l’er-

reur).

Mais arrêtons de tout peindre en noir, sourions, amis lecteurs

luxembourgeois, les vacances arrivent, et „chez nous“ aucune rai-

son de se f@cher, n’est-ce pas¶ /out va pour le mieux ou presque, et

pour les petits retours en arrière, il suffit de rappeler le CS6, hein!

Rien qu’à lire cela, on a envie d’un grand coup de colère!

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Editorial

e težps de la colsre