Accent aigu
S. ¯õ
Afin que nous puissions considérer un pays comme développé, il
faut qu’y soient organisées, à espaces réguliers, des élections. Des
élections selon des critères démocratiques où le peuple votant au-
rait un choix, un vrai. Car élire un chef politique selon des critères
„non démocratiques“ n’est pas accepté. Un exemple récent en est
adhafi, despote, mais sous lequel la grande majorité des Libyens
vivait très bien. Nous n’acceptons pas cela et nous avons libéré la
Libye. Il faut dire qu’il vaut mieux ne pas aller voir le résultat. Nous
n’acceptons pas les despotes, … quand cela nous arrange de ne pas
les accepter. Car comment expliquer autrement nos bonnes relati-
ons avec des systèmes antidémocratiques comme celui de l’Arabie
saoudite¶ "u la plupart des régimes africains, comme p. ex. au a-
bon celui de la famille ongo, ou au Congo, ex belge, celui de la dy-
nastie abila¶
!ofèles fe féocratie
Il existe un autre problème avec les élections selon les critères
„vraiment démocratiques“. C’est leur résultat. Car si le résultat
nous convient, tout va bien. Si, par malheur, le contraire est le cas,
nous refusons parfois le résultat gênant. /el était le cas, devant no-
tre porte méditerranéenne, en Algérie, en décembre 11, après le
premier tour des législatives, quand il devint apparent que le FIS
(Front islamique du salut) allait emporter les élections. Car le peu-
ple émettait un vote de désespoir contre un régime, de plus en plus
corrompu, en place depuis 162 quasiment. Les pays occidentaux
ont soutenu un arrêt du processus électoralÆ pas de deuxième tour
donc, et tant pis pour la démocratie! S’en est suivie une période de
frustration et d’actes de rébellion, appelés terrorisme, dans les-
quels les services secrets de l’Etat algérien étaient bien impliqués.
Ainsi, un régime musclé et corrompu prétendait défendre l’"cci-
dent contre l’Islamisme.
Un scénario comparable se passe en 2006 en PalestineÆ lors
d’élections parfaitement démocratiques, exemplaires, sous contrô-
le e.a. de l’UE, le parti accepté avant les élections, bien que peu ai-
mé, le Hamas, remportait les élections haut la main. "r, nos pays
souhaitaient la victoire du groupe Fatah, beaucoup plus sensible
aux bontés occidentales, afin de gérer la catastrophe palestinienne
sans fin. Et donc les USA, l’UE, Israll bien s×r, n’acceptaient pas la
victoire du Hamas, également fruit du désespoir de la population.
Depuis, plus d’élections en Palestine! Et le Hamas, après sa victoire
électorale, a été mis sur la liste des organisations terroristes. Cela
lui apprendra de gagner des élections démocratiques!
rèce
Autre exemple, plus près de chez nous, d’élections démocratiques
dont le résultat a été considéré comme inacceptable par „nos pays
démocratiques“. Il s’agit de la rèce et des trois élections consécu-
tives de 2015 (2 élections parlementaires et un référendum), tous
les trois refusant clairement la politique ridicule et meurtrière im-
posée depuis 2010 par la „troa“, c. à d. les institutions que sont la
Commission européenne, la anque centrale européenne et le
Fonds monétaire international. Il faut croire que l’objectif premier
de „nos pays“ était de se débarrasser au plus vite de ce gouverne-
ment de gauche, gouvernement qui faisait tellement contraste dans
notre monde si démocratique qu’il semblait provoquer la panique,
panique bien attisée par les médias dits de référence. Et que l’on ne
dise pas que ce gouvernement grec n’ait pas présenté des propositi-
ons constructives à l’Eurogroupe. Ce serait faire preuve d’ignoran-
ce des réalités. Malheureusement, on ne peut se référer aux proto-
coles des réunions de l’Eurogroupe depuis 2015, ils n’existent pas.
Ce qui n’est qu’en partie surprenant, ou choquant, pour une insti-
tution informelle qui semble fonctionner sans règlement interne,
mais selon le bon vouloir de son président ou de l’homme fort du
groupe, en l’occurrence M. SchBuble. La rèce a donc été repous-
sée avec ses propositions, bénéfiques à toutes les parties concer-
nées et avec ses programmes de réformes. Une question fondamen-
tale s’impose dans ce contexte grec: dans un pays souffrant de cor-
ruption et de collusion endémique, qui pensez-vous peut réussir un
nettoyage politique de l’écurie d’Augias, pour rester dans la mytho-
logie grecque¶ S×rement pas un gouvernement dont les membres
sont impliqués depuis des lustres dans les combines qui ne doivent
pas sortir au grand jour. Mais bien au contraire un nouveau gou-
t si noæs íoælions la íraie déocratieÅ
Elections en Europe
Mi\e e\er
orªme osc: a ìe est comme un carot ee fonb cacun en
·rene ce ÄuÌl ·eut




