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ir wollen endlich alle

Kanzler werden Nous

avons h@te de devenir

tous chancelier®ºt VoilD

ce µu½jnonXait, en 199ä,

un graffiti sur la scmne

du cabaret-thj@tre ¹Die Kugelblitzeº D

Magdeburg, en ex-RDA. En sortant d½une

de ces reprjsentations en cette pjriode, D

cet endroit, on ne savait pas s½il fallait rire

ou pleurer. Le signe indjniable du trms

grand cabaret politiµue. Et en fin de

compte, ce n½est µu½une seule citoyenne de

l½ex-RDA µui a rjussi D devenir chancelim-

re. Et µui entend le rester encore un mo-

ment. Celle µue d½aucuns appellent la

¹vengeance de Honeckerº.

Nous avons traitj de la comjdie involon-

taire en politiµue il y a longtemps, dans un

article du ¹kulturissimoº du mois d½octo-

bre Óä11, sous le titre: ¹Le Mjdecin mal-

grj lui et les Docteurs-Euroº 1®. Ces

Docteurs-Euro µui ont fait plus de mal µue

de bien, notamment dans la gestion de la

crise grecµue, si l½on veut bien croire le

rapport de la Cour des Comptes de l½UE

prjsentj le 16 novembre dernier. Dans le

prjsent article, nous voulons nous occu-

per plutžt d½Aristophane, le cjlmbre auteur

de comjdies grec env. {{x-Înx av. n. E.®

et grand critiµue de la socijtj, avant de

passer au philosophe Bergson, auteur de

¹Le Rireº pour terminer avec des exemples

d½actualitj. Et nous n½allons pas nous oc-

cuper de M. Trump, le prjsident US, car

nous sommes d½avis µu½il est un produit de

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son systmme politiµue. Et µu½il a l½avantage

de nous en montrer le vrai visage, e. a. le

pouvoir de l½argent en politiµue. Il est vrai

µue M. Trump djplait D beaucoup de gens,

car il arrache les masµues. Or, on prjfmre

souvent les masµues, comme dans le thj@-

tre grec. Ainsi, M. Obama a jtj dotj du

masµue du Prix Nobel de la Paix dms sa

premimre annje de prjsidence. A son dj-

part, il a laissj un monde µui n½jtait pas

meilleur µu½D son arrivje. Arracher les

masµues est douloureux, mais peut ktre

trms sain. C½est pour cela µu½il faut ktre re-

connaissant au peuple grec celui de nos

jours® pour avoir arrachj le masµue de

l½Union europjenne. En effet, avant ce µui

s½est produit en Óä1x, avec les trois votes

du peuple grec contre les mesures d½austj-

ritj, un bon Europjen n½aurait pas cru

possible ce degrj de brutalitj et de bktise

mis D jour par ceux µui reprjsentent les in-

stitutions europjennes.

ÀiÃ̜«ha˜e

Dans un bon cours d½histoire, on apprend

µue dans la Grmce antiµue, il existait trois

grands auteurs de tragjdies, Euripide, So-

phocle et EschyleÆ et il y avait Aristopha-

ne, grand auteur de comjdies. Si, au-

jourd½hui, les textes d½Aristophane sont

beaucoup moins lus µue ceux des trois tra-

gjdiens, ses comjdies sont pourtant reprj-

sentjes rjgulimrement sur scmne, souvent D

ciel ouvert, µue ce soit au centre d½Athm-

nes, au thj@tre de Papagou ou D Epidaure

dans le grand thj@tre antiµue. Le fait µue

ces reprjsentations, sous forme moderni-

sje souvent, se jouent devant des gradins

archipleins montre µue les sujets traitjs

par Aristophane sont bien choisis et n½ont

rien perdu de leur actualitj. En effet, les

sujets traitjs concernent les riches dans

Ploutos®, la guerre et la paix dans La

Paix Æ Lysistrata Æ Les Acharniens®, les uto-

pies en politiµue dans Les Oiseaux Æ L½As-

semblje des Femmes®, le systmme judiciai-

re dans Les Gukpes®, le peuple stupide

dans Les Cavaliers®, les sophistes dans

Les Nujes®, etc. Onze de ses {{ pimces

nous sont parvenues, le reste est perdu D

jamais. Aristophane jtait un professionnel

de la djrision. Et sa djrision lui permettait

de critiµuer la socijtj djmocratiµue athj-

nienne, mais attention, seulement au thj@-

tre. La critiµue de la djmocratie dans l½as-

semblje des citoyens, appelje Eccljsia,

jtait moins apprjcije. Voici un exemple

de critiµue des citoyens d½Athmnes par

Aristophane dans sa pimce ¹Les Cavaliersº

oÙ l½on voit deux personnages rivaliser de

djmagogie pour sjduire le Djmos, le peu-

ple.

-Le charcutier: ¹Veux-tu me dire com-

ment, moi, marchand de boudins, je puis

devenir un jour ce µui s½appelle un person-

nage?º

-Premier serviteur: ¹Mais c½est justement

pour cela µue tu vas le devenirÆ parce µue

tu n½es µu½un propre D rien, un chevalier

du soleil, un audacieux coµuin.º

-Le charcutier: ¹Je ne pense pas ktre digne

d½une telle puissance.º

-Premier serviteur: ¹Malheurt +u½est-ce

µui peut te faire dire µue tu n½en es pas di-

gne? Aurais-tu par hasard µuelµue chose

d½honnkte sur la conscience? Tes parents

seraient-ils d½honnktes gens?º

-Le charcutier: ¹Fichtre nont Des gueux,

pas autre choseº.

-Premier serviteur: ¹Mortel bjni du sort, te

voilD richement douj pour la politiµue.º

-Le charcutier: ¹Mais mon bon, je n½ai fait

d½jtudes. Je connais mes lettres, et encore,

tant bien µue malº.

-Premier serviteur: ¹VoilD ton seul djfaut,

de les connaŠtre  tant bien µue mal ‚.

Pour gouverner le peuple, il ne faut pas un

homme dotj d½une bonne culture et d½une

bonne jducation. Il faut un ignorant dou-

blj d½un coµuinº.

-Le charcutier: ¹Eh bien, l½oracle me plaŠt.

Mais je ne vois pas comment je serai capa-

ble de gouverner le peupleº.

-Premier serviteur: ¹Rien de plus bkte. Ne

cesse de faire ce µue tu fais. Tu n½as µu½D

tripatouiller les affaires, les boudiner tou-

tes ensemble, et µuant au peuple, pour te

le concilier, il suffit µue tu lui fasses un

agrjable petite cuisine de mots. Pour le

reste, tu as ce µu½il faut pour le mener, D

savoir: une voix de canaille, une origine

misjrable, des manimres de vagabond. Je te

dis µue tu as tout ce µu½il faut pour la poli-

tiµueº.

Aristophane tourne jgalement en djrision

les riches. Il n½est pas un adepte du luxe,

mais djnonce la mismre provoµuje par la

guerre surtout parmi les paysans, seuls ci-

toyens µu½il admire. Dans sa pimce ¹Plou-

tosº, Chrjmyle est un paysan soucieux de

l½avenir de son fils, mais il est face D un di-

lemme: s½il lui enseigne l½honnktetj, il sera

pauvre Æ par contre, s½il souhaite pour lui

la prospjritj, il doit lui enseigner la mal-

D½ ÀiÃ̜«ha˜e D ˜œÃ œuÀÃ

a \¨mpdie en p¨litiÄue

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a gpo·olitiÄue dÌ srarl dpclarpe H

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N°163