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\\e£t aigu

S. ¯õ

ments sensibles dans des archives, parfois

pendant 50 ans. Entretemps, des contre-vé-

rités ont bien le temps de faire leur chemin

dans le cerveau des gens et d½y rester in-

crustées.

t leÓ tqteÓ intelliƒenteÓ

Óur 3erreÅ

Vous m½avez demandé ce µu½en disent les

tktes intelligentes sur la Terre et si elles ont

une audience. Il est évident µu½il y a sur la

Terre des cerveaux capables µui ont com-

pris les absurdités de certains systmmes

d½exploitation économiµue dms le début,

tout en étant suffisamment honnktes pour

ne pas en tirer profit de faXon cyniµue. On

peut ainsi mentionner Albert Einstein, le

physicien, et Betrand Russell, le philoso-

phe, µui déjD dans les années trente du sim-

cle dernier, ont pris position ouvertement

contre les politiµues de guerre des pays dits

développés. Les deux avaient également

prévu les mismres µu½allait générer un chž-

mage généralisé, tel µu½il sévit aujourd½hui

de plus en plus sur la Terre. Pour eux, il

était évident µue la productivité allait croŠ-

tre, beaucoup mkme, et µue par consé-

µuent, on aurait besoin de moins de main

d½ uvre pour fabriµuer les produits sou-

haités. La solution était donc tout logiµue-

ment µue les gens allaient travailler moins,

tout en gardant un salaire µui leur permette

une vie digne. Or, chez les Terriens, Ein-

stein est connu surtout parce µu½une fois, il

a tiré la langue et µu½il en existe une photo.

Sa théorie de la relativité est de toute faXon

hors de portée intellectuelle de la plupart

des Terriens. Ces Terriens µui ont une ma-

nie de retenir des grands personnages µue

ce µui les arrange. Et c½est peut-ktre lD la

clef de tous leurs problmmes. Prenez

l½exemple de Rudolf Diesel. Dans chaµue

village de la Terre, il y a au moins une borne

de carburant µui porte le nom de Diesel.

Les Terriens normalement cultivés savent

encore µue c½est Diesel µui a inventé le mo-

teur D combustion µui porte son nom et

dont l½utilisation frauduleuse et sans limites

contribue D rendre malade les Terriens.

Mais peu de gens savent µue Rudolf Diesel

était farouchement opposé D une utilisation

de son invention dans l½industrie de la

guerre. Et encore moins savent µue le

mkme Diesel a beaucoup réfléchi sur la ma-

nimre de construire une société humaine

plus juste. Il en publie les résultats dans un

livre appelé\ Solidarismus, en 190Î, un li-

vre dans leµuel il fait l½éloge du solidarisme,

un systmme dans leµuel une Caisse du peu-

ple finance des ruches, petites entreprises

µui verseront des prestations sociales. +ue

les Terriens en sont loin aujourd½hui.

t leÓ mpdiaÓ Óur 3erreÅ

Mes amis Trappistes, vous vous faites des

soucis, D juste titre, sur l½avenir des Ter-

riens. Et vous vous demandez s½il n½y pas

des médias sur cette planmte pour bien in-

former les humains, ces humains µui ont

tendance D passer leurs loisirs D jouer au

golf ou D regarder du football pendant des

heures sur leur téléviseur. Et bien, je dois

vous dire µue les médias ont de plus en plus

de difficultés pour jouer leur ržle de µua-

trimme pouvoir dans l½Etat. Les raisons en

sont, d½un cžté, le manµue de pluralité et,

de l½autre, le manµue d½indépendance de

beaucoup de médias. En voici µuelµues ex-

plications µui vous rappellent sans doute

les crises µue nos ancktres ont d× affronter,

il y a des années, sur Trappiste-1b et µue

nous avons réussi D surmonter en chan-

geant carrément de systmme de société. Le

manµue de pluralité vient du fait µu½il se

passe dans le domaine des médias, comme

dans d½autres secteurs, une concentration

malsaine des pouvoirs. Les grands groupes

rachmtent les petites maisons, D µui ils im-

priment, si j½ose dire, leur ligne éditoriale.

L½employé µui ne s½adapte pas est remplacé

par une personne plus flexible. Et je peux

vous assurer µue les jeunes font la file pour

décrocher un travail. Ainsi, dans beaucoup

de pays, industrialisés ou non, un nombre

limité de groupes médiatiµues contržle

souvent jusµu½D n0 pourcent des médias na-

tionaux. Le mkme phénommne de concen-

tration est vrai pour la presse internatio-

nale. En ce µui concerne l½indépendance

des médias, conditio sine µua non pour

pouvoir jouer son ržle d½informateur et de

critiµue de la vie politiµue, c. D d. de la vie

dans la société, cette indépendance est de

plus en plus précaire.

En effet, les revenus de beaucoup de mé-

dias dépendent dans une moindre mesure

de la vente de leur produit journalistiµue

premier, mais surtout de la part de publi-

cité. Ce µui veut dire µue les publications

dépendent de leurs annonceurs µui pro-

viennent essentiellement du monde écono-

miµue et financier. Et µui, souvent, ont des

vues politiµues bien arrktées dans le sens

de l½accumulation de richesse et de pou-

voir. Expliµuer cette évidence dans un jour-

nal peut provoµuer facilement des réac-

tions brutales de réduction du montant de

publicités achetées dans ce journal ou D la

chaŠne de télé. Pour des médias sans spon-

sor puissant, une telle répression signifie fa-

cilement la fin de leur existence. Et c½est ce

processus de concentration µui fait µue les

Terriens trouvent tous les jours des µuoti-

diens de n0 pages ou plus, dans lesµuels ils

trouvent en général les mkmes informa-

tions et des analyses similaires.

randÓ ·aðÓ et

·etitÓ ·aðÓ ·areilÓÅ

Chers amis Trappistes, j½ai eu la chance de

connaŠtre un tout petit pays en Europe; son

nom est Luxembourg. Oui, comme le nom

de famille de Rosa. Comme le pays est petit,

il doit ruser pour tirer son épingle du jeu

face aux grandes puissances. En mkme

temps, il vit en symbiose avec les grands µui

en profitent d½une certaine faXon. Ainsi

est-il libre de décréter des lois plus avanta-

geuses µue celles de ses voisins. Et c½est

pour cette raison µu½il attire des sociétés

transnationales µui veulent éviter au maxi-

mum de payer des taxes. Le Luxembourg

propose des conditions tellement avanta-

geuses pour les sociétés, au détriment évi-

demment des contribuables des autres

pays, µu½il ne sait parfois plus si ses systm-

mes sont légaux ou non. Cet Etat a l½habi-

tude de fermer les yeux sur les choses µui

dérangent. Ainsi, il s½est produit dans ce

Luxembourg, entre 19n4 et 19n6, une ving-

taine d½attentats terroristes. Or, vous savez

µue jusµu½D ce jour, plus de Î0 ans aprms, on

en cherche toujours les responsables. Il sait

également tirer avantage de ses prérogati-

ves dans d½autres domaines. Ainsi, il a su