\\e£t aigu
S.
Des ibrairies
Nous voulons retrouver les livres, et pour
commencer, jgalement les b@timents µui
contiennent les livres, ce µue les Grecs ap-
pellent bibliothmµue, de biblio et thkkk, c. D
d. rjcipient de livres dans son sens le plus
large. Nous le limiterons ici aux magasins
de livres, ou librairies. +uel plaisir pour
l½amateur de lecture d½entrer dans une
bonne librairiet On y trouve un univers, re-
prjsentj par ces milliers de livres µui nous
attendent. Et en mkme temps, cette immen-
sitj est bien ordonnje dans les jtagmres,
jusµu½au plafond, alignje, comme des sol-
dats, dans un ordre bien rjfljchi. Un bijou
des librairies europjennes se trouve D
Porto, au Portugal: c½est la librairie Lello.
Ce temple du livre, avec sa structure intj-
rieure en bois noble, est d½une telle beautj
µue les proprijtaires font payer l½entrje aux
nombreux touristes. Le prix de l½entrje est
jvidemment djduit d½un achat µue l½on fe-
rait suite D la visite. C½est une simple me-
sure de protection, afin de ne pas ktre sub-
mergj par les centaines de touristes tous les
jours µui, aprms avoir pris leurs photos,
µuitteraient le noble magasin sans avoir
touchj aux livres.
Une maison µui attirait les amateurs du li-
vre, sans prjsenter la beautj de la librairie
Lello de Porto, jtait la librairie Eleftherou-
dakis D Athmnes, en Grmce. La maison Elef-
theroudakis a jtj fondje en 1898 et D la fin
du 20e simcle, avait ouvert plusieurs maga-
sins D Athmnes, avec la maison principale
au centre-ville, dans un immeuble D six jta-
ges sur l½avenue Panepistimiou. Si vous
aviez le temps, et il fallait le prendre, vous
commenciez au rez-de-chaussje par explo-
rer les nouveautjs. Vous y trouviez jgale-
ment les livres sur l½histoire grecµue mo-
derne, leur “Grande catastrophe» en Asie
Mineure aprms la premimre guerre mon-
diale, la brutale occupation allemande sui-
vie de l½atroce guerre civile pendant et
aprms la deuximme guerre mondiale. Des
drames µui sont si peu connus chez nous.
Au fond de la salle, un escalier vous ame-
nait vers la mezzanine, en longeant, de
marche en marche, les classiµues des jdi-
tions Penguin, en langue anglaise. La mez-
zanine offrait des livres d½art essentielle-
ment. Ainsi, d½jtage en jtage, on djcouvrait
les livres de tourisme, d½architecture, de
langues jtrangmres et de philologie, de
sciences. Les livres d½enfants et les livres
scolaires permettaient de voyager dans le
temps. Arrivj au dernier jtage, une cafete-
ria vous attendait avec une vue magnifiµue
sur Athmnes, l½endroit idjal pour commen-
cer D se lancer dans la lecture des trjsors
frachement acµuis. Une autre maison, non
moins connue et trms ancienne 1929® du
centre d½Athmnes, jtait la librairie Kauff-
mann. Nettement plus petite, sur deux jta-
ges, elle avait ces vieux planchers en bois
µui accompagnaient chaµue pas avec leur
musiµue. Kauffmann jtait le spjcialiste du
livre franXais. D½ailleurs, en passant la
porte d½entrje vers le rez-de-chaussje, trms
jtroit, on jtait accueilli par des publica-
tions comme Le Monde Diplomatiµue et
les livres scolaires des jditions Nathan et
autres. +ue d½heures agrjables passjes
dans ces deux maisons du livre, µue ce f×t
en jtj, en jchappant D la chaleur torride
d½une mjgapole, ou bien en hiver, en y re-
trouvant une douce chaleur, pas seulement
humaine. Les deux librairies n½existent
plusÆ elles jtaient obligjes de mettre la clef
sous le paillasson au cours des deux dernim-
res annjes. Il faut dire µue l½on pressentait
la fin depuis µuelµue temps djjD, notam-
ment chez Kauffmann. +uelles en jtaient
les raisons¶ Une mauvaise gestion¶ La
crise grecµue¶ Ou la rjvolution par Ama-
zon ou E-book¶ Sans doute une combinai-
son de ces facteurs. A noter µu½une librairie
phare, trms apprjcije jadis par l½auteur, la li-
brairie Antoine au centre de Beyrouth, au
Liban, semble se porter trms bien, malgrj
toutes les crises du pays, de la rjgion et du
secteur.
.ourÄuoi ireÅ
On lit pour apprendre et pour se cultiver,
pour jouir de beaux textes, parfois jgale-
ment pour se relaxer. En matimre d½infor-
mation, on lit ce dont on dispose. Ce µui
veut dire µue, ce dont on ne dispose pas, on
ne peut le lire. On n½apprend donc pas.
Cette banalitj, importante µuand mkme,
saute aux yeux p. ex. en ce µui concerne
l½ouragan Matthew µui le 4 octobre dernier
a heurtj Hati, Cuba et la Floride. Les mj-
dias ont beaucoup parlj de Hati, des dj-
g@ts et des victimes. Ils ont parlj de la Flo-
ride. Ils n½ont gumre parlj de Cuba, situj en-
tre Hati et la Floride, et touchj par le
Le ·aiÓiÏ de iÏe
!\e e\er
e\tures
a |a^o£ mofer£e fe ire se ·assec sur
tout ·our es eu£esc sur Ìp\ra£ fÌu£ tp
p·o£e fit i£teige£t½ Ìautresc Ìauteur
fe \es ig£es \om·risc ·asse£t fes eu
res feía£t Ìp\ra£ fe eur orfi£ateur½
es mofes fe e\ture ma£Äue£t ma£i
|esteme£t fe \armec si£o£ fe stðe½
Ìest a raiso£ ·our aÄuee £ous ao£s
£ous tour£er íers e mofe fe e\ture
fes sis\es aía£t e £ªtre½
a liQrairie Lello G Porto au Portugal




